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Quelques instantanés de ma vie...

J'ai peut-être frôlé la mort de près...

Vendredi 24 juillet 2009, je suis peut-être passé à deux doigts de passer l'arme à gauche... ou, en tout cas, de devenir handicapé , peut-être pour le reste de mes jours.

Qu'on en juge. De retour à mon domicile, chargé de deux sacs (un dans chaque main) lourdement remplis, de victuailles pour l'un, et de pesants bouquins pour l'autre, je montais l'escalier dit "des Ormeaux" (un des quartiers du Havre), particulièrement raide (ce n'est rien de le dire, et il suffit de l'emprunter pour en être immédiatement convaincu). Un escalier très pendu, donc, dont je montais les marches d'un pas lent et mesuré, propice à éviter une fatigue excessive et l'essoufflement. Or, pour une raison ou pour une autre, à un moment donné je me suis retourné, en pivotant sur moi-même... Et comme j'avais, à la main, un sac particulièrement lourd, ce sac s'est évidemment mis en porte-à-faux, et m'a du même coup entraîné en arrière, dans une chute totalement incontrôlable... Démonstration particulièrement convaincante, pour qui en douterait, des effets du déplacement du centre de gravité, qui s'était alors immédiatement déplacé hors de mon "polygone de sustentation", qui, comme le sait tout physicien, dans le cas d'un être humain se tenant debout, est formé par l'espace entre les deux pieds...

Je suis donc tombé en arrière dans cet escalier aux marches de béton, et sans rampen ne serait-ce que tenter de me retenir à quelque chose... La chute a été brutale, ô combien, je peux vous le garantir... Ma tête, par bonheur, n'a pas heurté le sol. C'est mon arrière-train et le bas de mon dos qui ont tout encaissé, avec les risques potentiels qu'on imagine. Mais j'étais quand même bien sonné... Tout-à-fait conscient, mais bien sonné... Je me suis même un bref instant demandé si je n'allais pas tout bonnement y rester, si ma tête, par exemple,  n'allait pas se mettre à pisser le sang... Par chance, une dame que je venais de croiser quelques secondes auparavant s'est immédiatement porté à mon secours. Apparemment, rien de cassé, jambes et bras bougeaient correctement. J'en était quitte pour la peur. On m'a conseillé de m'assoir sur une marche, le temps de reprendre mes esprits. Conseil superflu, ça va de soi... J'ai alors appelé ma copine Mélanie, grâce au "portable" que cette dame s'estfort obligeamment proposé de mettre à ma disposition, et j'ai tenté de faire comprendre, maladroitement sans doute, que je venais de tomber dans les escaliers (situés tout près de mon domicile), et qu'il ne me serait pas désagréable qu'on vienne m'aider à porter mes sacs... Mélanie semblait ne pas comprendre, et j'ai su peu après qu'elle avait cru à une plaisanterie, genre de plaisanterie dont je suis, il est vrai, coutumier plus que de raison...

Quoi qu'il en soit, j'ai pu poursuivre mon chemin -mon chemin de croix pourrais-je presque dire! - sans autre inconvénient qu'une assez vive douleur au bas du dos, douleur qui me donnait une démarcue que les passants auraient été fondé à croire comme étant celle de quelqu'un ayant bu "un petit coup de trop"... Mais peu importe, l'essentiel étant que j'aie pu regagner mon domicile en un seul morceau, et par mes propres moyens... N'empêche, quand je repense à ce que je peux à présent qualifier de simple "incident", je ne peux pas m'empêcher de me dire que l'affaire aurait pu se terminer autrement mal. En définitive, j'ai de la chance dans mon malheur, comme on dit... Trois jours après, j'ai toujours très "mal au cul", mais rien de plus.

Comme quoi ce n'est pas seulement en descendant des escaliers qu'il faut se montrer prudent, mais aussi en les montant. Toujours garder à l'esprit qu'on peut se tuer rien qu'en tombant du haut d'une chaise! Alors, bricoleurs du dimanche, prenez-en de la graine!


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