SMS
Jusqu'à tout récemment je n'avais pas de téléphone portable. Je commençais à me demander si, un jour ou l'autre, je ne figurerai pas dans le Guinness Book des records en tout genre, comme étant la seule personne sur cette planète à n'avoir pas de portable!...
Mais ma copine Mélanie m'en a récemment donné un (en fait c'est un portable que JE lui avais acheté, mais depuis elle en possède un plus perfectionné encore, et du coup c'est moi qui ai hérité de son ancie
Je suis en train de rattraper le temps perdu, me familiarisant peu à peu avec les arcanes secrètes de ce séduisant petit accessoire, à tel point que mes progrès se font à la vitesse "grand V". Au début, j'ai à vrai dire pas mal tâtonné, ma copine étant une bien piètre pédagogue... j'ignorais même pas comment recevoir ou émettre un simple appel... Mais à partir du jour où j'ai pu en assimiler - grâce à ma batterie chargée en permanence - le fonctionnement (l'écran "menu" est évidemment fondamental), j'ai commencé par "entrer" pratiquement tous les numéros qui me tombaient sous la main, à commencer, ce que j'estime essentiel, par les "numéros utiles"... au nombre desquels des numéros de serruriers, un certain nombre des numéros de voisins (sait-on jamais, en cas de problème...), et des numéros d'urgence en tout genre (le 112 est parfait, on peu les contacter même si on n'a plus d'unités)...
En ce qui concerne les SMS, je les envoie pour l'instant, et depuis toujours, depuis mon ordinateur, et je n'en ai pas encore fait l'essai à partir de mon portable (plus de crédit, pour le moment).
Les SMS, ça me rappelle beaucoup les fameux "télégrammes" de nos parents, dans les années d'après-guerre...
Le point commun? Avec les SMS, comme avec les télégrammes, il convient avant tout d'être bref, et, accessoirement, de s'efforcer de signifier le plus de choses possible avec le moins de mots possible... C'est un exercice que je trouve amusant, en soi, et je m'efforce très souvent d'y parvenir, pour le simple amour de l'art, même lorsque je n'en ai pas vraiment la necessité... bien souvent, il m'arrive d'envoyer des SMS, avec, "pile-poil", 160 lettres (le maximum généralement permis), pas une de plus, pas une de moins... Et c'est en m'exerçant à cette sorte de petit jeu que j'ai compris tout l'intérêt du langage abrégé qu'utilisent "les jeunes"... Avec un ordinateur, cette exigence de brièveté est moins essentielle, car le clavier permet de taper les lettres aisément... Mais avec un portable, par contre, le mini-clavier est à tel point exigu, les lettres si délicates à taper (il est préférable de n'avoir pas de gros doigts, et cliquer trosi ou quatre fois sur une même touche pour ne sortir qu'une seule lettre est loin d'être une sinécure), que la necessité de "faire court" est presque incontournable...
La différence, par contre, c'est que, si ma mémoire est bonne, pour les télégrammes le tarif était fonction du nombre de lettres, tandis qu'avec les SMS, jusqu'à 160 lettres (habituellement) le tarif reste le même... De là vient sans doute l'expression de "style télégraphique", pour parler d'un style d'écriture extrèmement abrégé, dans lequel tous les mots considérés par l'expéditeur comme inutiles ou redondants, sont omis.
D'où parfois, certains malentendus... Il me souvient d'un jour où mon père, capitaine au long cours, et qui était alors en mer, avait adressé à ma mère un télégramme ainsi rédigé (je cite de mémoire):
Viens à Marseille dans 3 jours (ou quelque chose dans le genre)
A la suite de quoi toute la famille s'était longuement interrogée afin de décider si mon père avait voulu dire qu'il arrivait à Marseille dans 3 jours, ou si c'était à ma mère de venir l'accueillir là bas... Dans le doute, nous avions alors décidé de nous rendre à Marseille...
Je m'efforce bien entendu d'éviter les fautes en tout genre, en particulier les fautes d'orthographe... je note hélas que c'est là une préoccupation qui fait défaut à beaucoup de monde, à l'heure actuelle, et c'est de toute évidence absolument désolant...
Mais l'exercice est des plus intéressants, des plus formateurs même. Il peut, pour ne prendre qu'un seul exemple particulièrement significatif, conduire à rechercher un synonyme, mais plus court, pour exprimer une même idée...Condenser un maximum de choses en 160 lettres, ça peut même devenir passionnant, à l'occasion, et pour ma part je serais tenté de penser qu'il s'agit là l'un exercice intellectuel excellent en tout point, que je recommanderais même tout particulièrement à mes élèves, si je faisais encore partie du corps enseignant (j'ai en effet été autrefois instituteur...mais à cette époque les téléphones portables n'existaient pas encore, ou n'existaient tout au plus que dans les films de science-fiction...).
Le 24 juillet 2008. E-mail to: reinomel.lemonnier@laposte.net
<a href="http://technorati.com/claim/rj3m7pxad" rel="me">Technorati Profile</a>
-
24 Juillet 2008 à 08:58 dans
- Miscellanées

