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Quelques instantanés de ma vie...

Mon traitement de texte

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Mon "traitement de texte".

Mon traitement de texte

J'ai acheté cette machine en 1993, en remplacement d'une machine à écrire classique. Assurément, je n'ai pas perdu au change, les avantages d'une machine traitement de texte par rapport à une machine à écrire traditionnelle étant d'emblée si évident qu'il n'est nul besoin d'y insister, pour les personnes qui ont l'expérience des deux...

Tandis qu'avec une machine écrire traditionnelle les fautes de frappe sont la plupart du temps impossible à corriger, puisque toute pression sur une touche se traduit immédiatement par l'impression de la feuille de papier, avec un traitement de texte, au contraire, le texte tapé se met d'abord en mémoire, en s'affichant à mesure sur un écran, ce qui donne tout loisir pour corriger tout ce qui ne va pas, et également de modifier la mise en page de toutes sortes de façons... Une fois que l'on est satisfait du résultat, on peut imprimer, ce qui se fait de façon totalement automatique. Le résultat est alors impeccable. Autre avantage: le texte restant en mémoire, même la machine hors tension (pour peu que l'on ait pas oublié de l'enregistrer sur une disquette!), on peut l'imprimer autant de fois qu'on le désire, toujours avec la même qualité... cela change énormément des malcommodes et salissantes feuilles de papier-carbone.

Les premiers jours qui ont suivi cet achat, c'est à peine si je prenais le temps de dormir, tellement j'avais hâte d'en explorer toutes les possibilités... Cela tenait presque du miracle...

Cette machine m'a servi des années durant (et me sert encore, à l'occasion), et en presque quinze années de bons et loyaux services, au cours desquelles j'ai imprimé des milliers et des milliers de pages, elle ne m'a jamais causé le moindre problème. Elle a toujours fonctionné à la perfection, et elle fonctionne encore aussi bien qu'au premier jour...

Lors de l'achat de mon premier ordinateur, cependant, elle a été à son tour détrônée de façon tout aussi définitive par celui-ci, qui offrait à son tour encore de nouvelles possibilités (une variété de polices de caractères quasi infinie, dont on peut régler la taille et les dimensions à volonté... et imprimer un texte en hébreu, en russe ou en arabe devient également possible, pour peu que l'on connaisse un peu ces diverses langues, bien entendu... L'ordinateur permet également d'insérer des images ou des photos dans les textes... Cette fois, on peur dire que les possibilités sont quasiment infinies...

Mon traitement de texte est par conséquent désormais relégué au rang de machine de dépannage, au cas où...


Vue d'ensemble de mon appartement

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Vue d'ensemble de mon appartement (en 1999).

Vue d'ensemble de mon appartement.

Un commentaire suivra, car de nombreuses choses sont visibles sur cette photo (en fait, j'en avais écrit un assez long, et qui me satisfaisait, mais ayant oublié de l'enregistrer, il s'est effacé, et j'ai été trop découragé par cet incident pour recommencer... je verrai ça plus tard...)

Vieille machine à écrire

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Vieille machine à écrire.

vieille machine à écrire

J'ai rapporté cette belle machine à écrire, en parfait état de marche, d'une décharge publique (un "point propreté", comme on dit pudiquement de nos jours), située à une centaine de mètres de mon domicile. Cet endroit regorgeant de tant de trésors n'existe à présent plus.

J'ai conservé cette machine un an ou deux, à titre d'objet purement décoratif bien entendu (il faut avouer que "ça a de la gueule"), et j'ai finalement dû m'en séparer, par manque de place. Qui sait si cet engin d'une autre époque n'aurait pas fait la joie d'un collectionneur, qui aurait payé une petite fortune pour le posséder?...

Comme je le dis souvent, une personne qui passerait son temps à "faire les poubelle" aurait en peu de temps de quoi équiper sa maison de fond en comble... Je pense à peine exagérer. Il fut en effet un temps où diverses obligations m'obligeaient à sortir presque tous les jours, et, faisant comme on dit "d'une pierre deux coups, j'en profitais pour récupérer tout ce que je trouvais sur ma route et qui me semblait intéressant. C'est ainsi que j'ai pu ramener chez moi, en peu de temps: un ficus superbe et vigoureux, cette machine à écrire, je ne sais combien de livres, un pied télescopique pour la télé (mais d'un lourd!...), deux téléphones, de la vaisselle, une lampe de chevet, et même... des ustensiles de chimie... Je n'ai pas tout à l'esprit, mais la liste pourrait se poursuivre presque indéfiniment...

N'ayant désormais plus guère de raison de sortir de chez moi, je ne rapporte presque plus rien, mis à part ce que je peux trouver sur les quelques centaines de mètres que je fais de temps à autre pour aller jeter de vieux journaux ou des bouteilles vides dans les containers réservés à cet usage que l'on trouve maintenant dans toutes les ville, je suppose... Mais même sur cette courte distance, il m'arrive de trouver des objets. Le dernier en date étant un confortable fauteuil pour une personne, que j'ai installé dans ma chambre, et qui me permet désormais de regarder la télévision de façon très confortable...


Le coin microscope.

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Le "coin microscope" de mon appartement, en 1999.

Le coin microscope.

En haut à gauche, un poisson exotique (un diodon, ou poisson porc-epic, je pense) qu'avait rapporté de ses loitains voyages quelqu'un de notre famille... Il y a bien, bien longtemps...

A côté, tout en haut de la bibliothèque, une maquette de trois-mâts (le clipper Thermopylae). Je l'ai réalisée à partir d'une simple boîte de pièces détachées que l'on trouve chez tous les marchands de maquettes, alors que j'étais âgé de 22 ou 23 ans... Sa construction m'a donné un peu de fil à retordre (c'est le cas de le dire), particulièrement au niveau du gréément (les cordages, en termes terriens), avec des fils de différentes grosseurs qu'il s'agit de tendre d'un point à un autre, et qui se croisent dans tous les sens... Ces cordages sont d'ailleurs peut-être ce qu'il y a de plus fragile dans ce genre de maquettes, si j'en juge par mon expérience... Après 35 années ce gréément a beaucoup souffert, comme on le voit (fils détendus), et je n'ai jamais plus trouvé le temps (ni la motivation) pour rafistoler tout ça...

J'avais entrepris la réalisation de cette maquette à une époque (vers ma 23ème année) où je m'étais mis en tête de devenir marin, comme mon père, par soif d'aventure... Lorsque j'y repense, je me dis que "je marchais complètement à côté de mes pompes", nourri de récits d'aventures et d'explorations datant du XIXème siècle (Pêcheurs d'Islande, de Loti, Boréal, de Paul-Emile Victor, Kablouna, de Gontran de Poncins, L'Expédition Orénoque-Amazone, de Gheerbrant... et même L'Ile Mystérieuse, de Jules Verne... pour ne citer que ces quelques oeuvres, car j'avais lu peut-être des centaines de ce genre de livres...)... au point d'en oublier que nous vivions au XXème siècle, et que les choses avaient bien changé... De nos jours, les porte-containers ne restent à quai que quelques heures à peine, le temps de décharger et de recharger à toute vitesse, les "marins" (?) ont à peine le temps de descendre à terre... et de toute façon tous les ports et toutes les villes du monde en viennent à se ressembler...

Tout-à-fait à droite, un mini recoin musique, avec en particulier une collection de cassettes audio, des enregistrement de musique classique, à une époque (vers 1995) où je passais beaucoup de temps à enregistrer à la radio les interprétations des grands virtuoses du violon... Je n'ai JAMAIS réécouté ces cassettes, faute de temps... et puis, quel intérêt, lorsqu'il suffit de tourner le bouton du poste de radio pour écouter de la musique classique?...

Sur les deux ou trois étagères supérieures de la bibliothèque, le "coin microscopie", avec, évidemment, le microscope, trônant au milieu des flacons ce produits qu'on utilise communément pour réaliser les "préparations" ... En effet, l'observation au microscope est en elle-même assez simple (quoique...): on pose par exemple une minuscule goutte de quelque chose (par exemple, une eau polluée) sur une lame de verre, on dépose délicatement par au-dessus une très très fine "lamelle" transparente, on pose le tout sur la "platine" du microscope, et on observe... Ca commence à se compliquer lorsque, par exemple, les "microbes" sont trop transparents. Il faut alors les colorer avec différents produits chimiques, pour augmentrer les contrastes... Mais ce qui est sans doute le plus compliqué de tout, c'est de conserver ces préparations. Il faut alors parfois, souvent même, utiliser plusieurs "produits chimiques", et ça se complique au point que je n'ai jamais eu véritablement le temps (ni la patience!) de m'adonner à ces opérations très minutieuses... et qui à mon avis ne présentent d'ailleurs plus grand intérêt, à l'époque où nous vivons...

Sur les étagères du bas, des livres et encore des livres... une autre de mes passions presque dévorante de toujours, probablement héritée de mon père... En ce qui concerne cette bibliothèque en particulier, il s'agit essentiellement de livres de vulgarisation scientifique...


Le coin chimie

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Le "coin chimie" dans mon appartement.

Le coin chimie.


Vue sur Sanvic

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8  heures 30 un matin de novembre

Cette vue de Sanvic a été prise depuis la fenêtre de ma salle de bains, dans mon appartement du quartier de Tourneville. Elle aurait pu tout aussi bien être prise de la fenêtre de ma cuisine, attenante, et qui donne dans la même direction.

J'ai noté au dos de cette photo: 8 heures 30, un matin de novembre. Je pense que ce matin-là je devais avoir une âme de poète, confronté à la nostalgie du temps qui passe (qui d'ailleurs une constante de mon tempérament, aussi loin qu'il m'en souvienne...)

J'aime assez ce ciel un peu tourmenté, et cet effet de perspective, qui fait bien ressentir combien nous sommes en définitive bien peu de chose, bien insignifiants, dans l'immensité de l'univers. Par exemple, qui peut bien être cette personne, qui vit là-bas, tout là-bas, dans cette petite maison perdue au milieu de toutes les autres?... Quelqu'un que je ne connais pas, qui ne me connaît pas, quelqu'un qui mourra sans jamais avoir su même que j'existais...

Et encore... Là-bas, tout là-bas, presque à l'horizon, il y a mon ancienne maison de Sanvic, où j'ai vécu plus de quarante années de ma vie... Qui le sait désormais, à part moi? La plupart de nos anciens voisins ont disparu, ayant déménagé ou décédés depuis, et si je revenais un jour vivre dans cette maison, je serai redevenu un étranger pour tout le monde... Oui, décidément, nous sommes bien peu de chose ici-bas...


Ce que je vois depuis mon balcon.

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J'ai pris cette photo en 1995, si j'ai bonne mémoire. C'est une vue prise depuis le balcon de mon appartement, au quatrième étage d'un immeuble HLM du même type que celui que l'on voit au fond de la photo. Au premier plan, la "plaine de jeux", lieu de détente et de promenade des gens du voisinage, principalement pendant la belle saison. Dans les années 1990 on y trouvait des balançoires et divers autres jeux pour les enfants, qui les appréciaient. Pendant un certain temps un grand bac à sable avait été installé, mais il a été assez vite retiré, pour des raisons d'hygiène je pense, les chiens y faisant probablement leurs déjections. Plusieurs jeux ont été retirés, pour des raisons de sécurité cette fois. La plupart étaient il est vrai en assez piteux état, rongés par la rouille. De ces jeux il ne reste plus guère que le panier de basket-ball que l'on voit sur la photo... ainsi que deux ou trois bancs en pierre où les gens aiment parfois à se réunir pour faire un brin de causette...
Ce terrain sert évidemment de lieu de promenade pour les adultes, qui y laissent leurs chiens se dégourdir les pattes. Depuis l'époque où a été prise cette photo les arbres ont beaucoup poussé, réduisant d'autant la "vue imprenable", très reposante, que j'avais sur cet espace de verdure...

Ce que je vois depuis mon balcon.


Un coin de mon salon en 1999

le coin nord-est de mon salon en 1999

Cette photo représente un coin de mon salon en 1999. Cela faisait alors à peine deux ou trois années que j'étais installé dans ce nouvelle appartement d'un quartier de Sanvic appelé "quartier du Fort de Tourneville". C'est un appartement qui m'a plus immédiatement, car il est assez lumineux, une des fenêtres de mon salon étant tournée plein sud, et la vue n'étant gênée par aucune maison ni aucun immeuble de ce côté. Comme je m'intéressais encore un peu à l'astronomie à cette époque, c'était de ce côté-là un avantage appréciable... Mais la pollution lumineuse nocturne, comme disent les astronomes amateurs, se faisant de plus en plus envahissante par suite du développement de l'éclairage public, j'ai dû renoncer à mes observations...

Au premier plan, mon violon (recouvert de plus de poussière de colophane que de raison), posé sur la grande table en chêne qui trônait jadis dans le salon de mes parents, et que j'ai récupérée à leur décès. Plus loin, mon télescope (un modeste 115/900, pour les connaisseurs!) et un "traitement de texte" qui, après quinze ans de service et sans doute des milliers de pages tapées ne m'a jamais "lâché". Tout au fond, un superbe et vigoureux ficus, récupéré un jour sur la voie publique dont j'ai fini par me débarrasser, à contrecoeur, car il devenait par trop envahissant. A l'arrière-plan de la photo, on devine mon tout premier ordinateur, qui a définitivement pris la relève de mon bon vieux "traitement de texte", car offrant évidemment infiniment plus de possibilités...