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Quelques instantanés de ma vie...

Le pommier en fleurs

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Notre pommier en fleurs.

Le pommier en fleurs

Depuis que j'étais tout petit, peut-être ce pommier était-il ce que j'aimais le plus dans le jardin... A chaque printemps, il renaissant, annonçant le renouveau des beaux jours... En une seule nuit, parfois, lorsque le temps s'y prêtait... De ma chambre, encore plongé dans une sorte de demi-sommeil, jusque tard dans la matinée, comme cela m'arrivait souvent lorsque j'étais lycéen, je percevais alors les chants joyeux des oiseaux... Je savais que le printemps était de retour, un flot de lumière traversait les fentes des volets. Pour un peu j'aurais pu me croire au paradis... Dehors, lorsque je parvenais à surmonter ma paresse et à me lever, le spectacle qui m'attendait était féérique... Le ciel était d'un bleu profond, les oiseaux poussaient leurs mélodies joyeuses, ma mère s'affairait dans sa cuisine dans un joyeux cliquetis de casseroles, et au travers les branches de ce pommier en fleurs je regardais, fasciné, la fenêtre de la chambre de ma bien-aimée, une petite Italienne de deux ans plus jeune que moi, que j'aimais éperdument depuis que nous étions enfants...

Malheureusement, le spectacle ne durait pas. A peine quelques jours plus tard, les fleurs commençaient à tomber les unes après les autres, recouvrant l'allée d'un tapis blanc ressemblant à de la neige, mais très vite souillé par nos pas... Je me sentais alors un peu triste, songeant au caractère si éphémère de toutes choses, en ce bas monde...

PS: la photo est hélas un peu sombre, ce qui ne correspond pas à la réalité. Il faudra que je corrige cela avec mon logiciel, cela doit pouvoir se retravailler au niveau du réglage de la luminosité et du contraste... Non, vraiment, l'éclairage de cette photo est vraiment trop tristounet, et évoque plutôt celui d'un jour de ciel couvert... ce qui n'était pas le cas.


Vue générale du jardin.

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Vue générale du jardin, depuis le portail qui donnait sur la rue.

Vue d'ensemble du jardin, depuis le portail.

Peu de photos, semble-t-il, ont été prises depuis l'extrémité du jardin qui donne directement sur la rue. Celle-ci est l'une d'entre elles. Je reconnais bien les fleurs et les plantes, mais j'ai oublié la plupart de leurs noms... Sur la gauche il me semble reconnaître des glaïeuls, avec leur quatre ou cinq fleurs rouges superposées... Toujours sur la gauche, mais un peu plus loin, le feuillage de notre vieux pommier... Sur la droite, au premier plan, une plante aux feuilles asymétriques, que je connais bien, mais sur laquelle je ne parviens pas à mettre un nom... Tout-à-fait à droite de la photo, un lierre envahissant, qui avait fini par recouvrir la totalité du garage, y compris le toit en terrasse... A droite toujours, mais à l'arrière-plan, les feuilles d'un cerisier (dont nous ne sommes jamais parvenu à récolter les fruits, les oiseaux s'en régalant à mesure!...). Et, derrière encore, surplombant un peu l'allée, le feuillage de notre acacia... J'aimais énormément l'exhubérance de ce jardin, son côté un peu sauvage, qui m'évoquait une sorte de jungle, une sorte de jardin d'Eden, de Paradis...

Une vasque à fleurs près du garage.

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Une vasque à fleurs, près de la porte d'accès au garage.

Une vasque à fleurs près du garage.

Ma mère aimait beaucoup les vasques. Elle les avait installées principalement aux deux extrémités du jardin (devant la maison, et près du portail), car à ces deux endroits le sol était cimenté, et bien entendu on ne pouvait rien planter "en pleine terre"...
Celle que l'on voit ici était près de la porte d'accès au garage, que l'on devine, tout à droite de la photo. A cet emplacement poussait auparavant un superbe iris violet, qui reprenait à chaque printemps, et qui me fascinait par l'étrange beauté exotique que je lui trouvais... Les rhizomes de cette plante permettant une tranplantation facile, elle avait été réinstallée près du bassin au poisson... En remplacement, ma mère avait installé cette vasque, dans laquelle poussent ici deux variétés de plantes que je parviens toutefois pas à identifier... Elles me font penser à de la sauge, mais je ne crois pas que c'en soit...


Une autre vue du bassin aux poissons (vers 1965?)

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Une vue surplombante du bassin aux poissons.

Une autre vue du bassin aux poissons.

Sur cette vue surplombante du bassin aux poissons, on voit que l'eau est particulièrement claire, et que les poissons sont nombreux. Sans nul doute un grand nettoyage venait-il d'être réalisé par mon père, qui avait par ailleurs probablement ramené de nouveaux poissons rouge du grainetier du coin.
Il était assez rare que l'eau soit aussi claire, car sous l'effet de l'éclairage, des feuilles mortes qui y tombaient, et de les souillures de toutes sortes (terre, insectes...) qui tombaient dedans à partir des bords, l'eau se chargeait assez vite en algues vertes, au point d'en devenir parfois presque totalement opaque... On ne voyait alors plus rien, mais on devinait que l'eau grouillait de vie... ce qui était peut-être préférable pour les poissons et pour l'équilibre biologique du bassin. Tandis que cette eau claire, trop pure, et chargée de chlore, était peut-être assez impropre à la vie... D'ailleurs les poissons y mourraient souvent...
A gauche de la photo, on distingue l'arrivée du tuyau en provenance de la gouttière. J'essayais souvent d'y placer un tissu pour le flitrage de l'eau, mais c'était chaque fois sans grand succès, car bien souvent à cause du débit assez important, et des feuilles qui s'acculumaient derrière, soit que la tuyau se bouchait, soit que la pression trop forte de l'eau faisait sauter de fragile tissu, que je je suis jamais parvenu à fixer solidement... Au fond du bassin il y avait une bonde, bouchée par un gros bouchon en liège... Je me demande si en fin de compte, ce n'est pas tout simplement de là que provenait la fuite que nous ne sommes jamais parvenus à localiser...


Mes chats se prélassant près du bassin aux poissons.

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Mes chats se prélassant près du bassin aux poissons.

Mes chats se prélassant près du bassin aux poissons.

Je dis "mes" chats, mais en réalité un seul des deux nous appartenait (si tant est qu'un chat ait jamais appartenu à personne!)... le chat tigré de la photo. L'autre (le blanc) était le chat des voisins... qui était plus souvent chez nous que chez eux!... Comme on voit, ces deux chats étaient de bons amis!...

On les voit ici se prélasser, probablement au cours d'une chaude journée d'été (vers 1965), tout près du bassin aux poissons, parmi les narcisses.


Ma mère au milieur de ses fleurs.

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Ma mère au milieu de ses fleurs, en 1969.

Ma mère entourée de ses fleurs. La photo, parfaitement datée, est de 1969.

Je crois identifier du lierre et des "géraniums" (ou pélargoniums, je sais qu'il existe une différence, mais je n'ai jamais eu le loisir de chercher laquelle). J'ai par contreoublié les noms des autres plantes.


Une vue du jardin, en direction de la maison.

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Une vue génrérale du jardin, prise en direction de la maison.

Au vue des petites fleurs blanches qui parsèment le gazon (rarement bien entretenu, car ma mère, tout comme moi, aimions la nature un peu sauvage), je me demande s"il ne s'agit pas des restes d'un "gazon japonais", que nous avions un jour essayé de semer... Mais il s'agit peut-être tout simplement des fleurs de trèfle (qui poussait spontanément)... Le plantain poussait lui aussi naturellement sur cette pelouse, pour le plus grand bonheur des tortues que nous avions rapporté de notre voyage en Grèce (je me souviens que l'une d'elles avait été ramassée sur la route, lorsque nous traversions la Yougoslavie). L'arbre dont on ne voit que le tronc, presque au milieu de la photo, un peu vers la droite, est celui d'un acacia. Les grosses fleurs jaunes sont celles de deux massifs de narcisses. Entre ces ceux massifs, un saule pleureur, qui devait par la suite prendre des dimensions considérables, et qui avait fini par mettre en péril les fils électriques qui amenaient le courant chez nous et notre voisin... Il a fallu l'abattre.


Vue générale du jardin, en direction de la rue.

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Cette photo a été prise en direction du portail qui donne sur la rue (rue Edmond-Boullanger)...

A gauche, ce que je pense identifier comme un massif d'hortensias, et un peu plus loin, toujours sur la gauche, on devine un acacia. Au fond, le garage, qui commençait à se recouvrir de lierre.

A droite, au premier plan, il me semble reconnaître un pêcher, qui donnait des fruits succulents et juteux, mais que nous avons dû abattre, parce qu'une sorte de gomme, à la consistance caoutchouteuse, suintait de son tronc. Il paraît que c'était une maladie... Un peu plus loin, on devine quelques branches de notre pommier. Puis, derrière un autre parterre de fleurs, un treillage en bois, qui dissimulait une sorte de petite serre pour y entreposer les plantes durant la mauvaise saison. Tout au fond, la buanderie, qui servait jadis de local pour y laver le linge dans une grosse lessiveuse, mais qui depuis lors servait uniquement de réserve à charbon, et dans lequel nous avions aménagé les W.-C... J'ai toujours redouté d'y pénétrer, car avec sa charpente de bois humide, elle regorgeait de grosses araignées noires, dont j'avais une peur horrible...


Le vieux pommier de notre jardin

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Le vieux pommier de notre jardin.

Le vieux pommier de notre jardin. Ce pommier, dans lequel j'ai grimpé un nombre incalculable de fois, et aux branches duquel je me suspendais de toutes les façons possibles et imaginables, n'a jamais donné que des pommes vertes, toutes petites, mais très nombreuses, surtout bonnes à faire de la compte. Ce pommier avait été greffé lors de sa plantation, afin de produire de grosses pommes, mais le greffon ayant été subtilisé par mon frère Robert pour s'en faire un arc, cet espoir s'est évanoui.

Moi dans le jardin de mes parents, tenant mon violon.

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Moi dans notre jardin tenant mon violon