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Quelques instantanés de ma vie...

Mes musiques préférées

Fort peu de chose, pour l'instant, parce que je viens d'entreprendre la création de cet article... En réalité, il y probablement des centaines d'oeuvres classiques qui me bouleversent sentimentalement, chaque fois que je les entends... Mais comme il faut bien commencer par quelque chose, ce sera le très célèbre Requiem de Fauré, qui, ce matin même, tandis que j'écoutais l'émission dominicale de musique classique, que diffuse Europe 1, m'a fait monter les larmes aux yeux, tandis que je lavais ma vaisselle (il y a des contextes plus romantiques, mais il en va souvent ainsi dans "la vraie vie").
Fauré, Requiem (Agnus Dei)

Mélanie, au printemps de son innocente petite vie, à l'âge de quinze ans...

Ange, ou démon?... En ce qui concerne la femme, je ne l'ai jamais su, et ne le saurai probablement jamais... C'est cela, j'imagine, le mystère féminin... peut-être est-ce les deux à la fois, ou bien encore aucun des deux... Mais le fait est que la femme est bien un éternel mystère, à jamais incompréhensible, et ce mystère me fascine... C'est pour moi comme si tous les mystères de l'Univers se concentraientt, se cristallisaient en lui... Tout au fond de ce regard d'une profondeur si intense qu'on en ressent presque comme du vertige, je crois, je suis certain, que se cache la Vérité sur toutes choses, cependant insaisissable, et peut-être à jamais... Tant de mensonges et de trahisons sont le lot quotidien de nos misérables vies, mais le regard d'une enfant est comme une fontaine de Jouvence qui nous purifie de tous ces mensonges et nous fait entrevoir ce qui est vrai, ce qui est pur, c'est pour moi cela la définitition même de l'Innocence... Et s'il y a du démoniaque dans l'Innocence, c'est alors très bien comme cela...

Mélanie en Pirate des Caraïbes, à Disneyland Paris, au mois de mai 2007.

En ce "joli mois de mai" encore, j'avais trouvé, non loin de chez moi, une petit oiseau, que je lui avais rapporté, et dont elle s'était immédiatement mis à prendre soin... Hélas, dès le lendemain matin, Mélanie l'avait retrouvé mort, blotti dans un coin de sa boîte en carton, et elle m'avait demandé, abattue par la tristesse, que je l'enterrasse au pied de l'immeuble, tout près d'un vieux peuplier... ce que j'avais fait, avec une cuiller à soupe en guise de bêche, avant de planter une petite fleur, sous le regard probablement moqueur de bon nombre de mes voisins. Mais peu importe, j'ai renoncé depuis bien longtemps à me soucier de l'opinion des autres, qui jugent sans savoir...


Souvent, au petit matin, quand j'entre pieds nus et à pas feutrés dans la chambre de Mélanie, évitant avec soin une éventuelle chaussure à talon égarée, une bouteille de Coca-Cola® vide, une chaussette poussiéreure..., pour essayer de mettre un semblant d'ordre dans son capharnaüm, je la regarde dormir, dans une pose parfois abandonnée... Et je me dis que les Anges, de tout là-haut, ne peuvent, aussi, que  la contempler... Alors je tombe à genoux au pied de son lit, et je regarde son visage, inlassablement... Pour un peu, il m'arriverait presque de croire en Dieu... Et tandis que je contemple toute cette pureté, toute cette innocence (certes, ça peut bien prêter à sourire, pour qui connaît un peu Mélanie, n'empêche...) que reflète son jeune et radieux visage, une douce musique, infiniment douce, délicate et comme céleste se met à résonner en moi...
Fauré, Requiem (
In Paradisum).
Un jour je mourrai, et elle aussi... Et des petits instants de bonheurs que nous avons vécus ensemble il ne restera plus rien, plus rien... Et le vent glacial qui s'engouffrera en hurlant dans cette maison, désormais vide pour le restant de l'éternité, emportera avec lui, dans le néant, juqu'au dernier souvenir de ces années heureuses, jusqu'au dernier souvenir de nos misérables existences...

Mélanie, photographiée chez moi, à l'âge de 18 ans, avec sa copine Laurene.

 


Brahms, Sonate violon et piano n°3, opus 108, 1er mouvement (Jasha Heifetz)
Beethoven, Concerto pour violon, 1er mouvement (Isaac Stern, Claudio Abbado, 1980)
Vitali, Chaconne pour violon et piano (Sarah Chang).
Bach, célèbre Chaconne, pour violon seul (Arthur Grumiaux, 1967).

Bach, Musicalisches Opfer BWV1079 - . ricercar a 3

Beethoven (Ludwig van), Sonate n°9 opus 47, pour violon et piano dite "à Kreutzer" (David Oistrakh).

Debussy (Claude), Quatuor en sol mineur opus 10, 1er mouvement. 2ème mouvement. 3ème mouvement.

Debussy, Sonate pour violon et piano - 1er mvt (Christian Ferras)

Bach, Concerto pour violon en la mineur BWV 1041 - 1er mvt (David Oistrakh)

Bach (Jean-Sébastien) , L'Art de la Fugue - Contrapunctus XIV (Helmut Walcha)

Sibelius, Concerto pour violon - 1er mvt (Christian Ferras)

Dvorak (Antonin), Symphonie dite "du Nouveau Monde" mvt 1, mvt2, mvt3

Khatchaturian (Aram), Concerto pour violon - mvts 1 & 2 (David Oistrakh)

Mendelssohn, Concerto pour violon - 2nd mvt (Christian Ferras)

Ravel (Maurice), Tzigane (Henryk Szeryng)

Locatelli (Pietro, 1695 - 1764), Le Labyrinthe, caprice en ré majeur (Szeryng)

Bartok (Bela), Musique pour Cordes, Percussions et Celesta - 2ème mouvement

Vivaldi (Antonio), L'Ete opus 8 n° 2, extrait de Les Quatres Saisons (I Musici)

Brahms (Johannes), Concerto pour violon - 3ème mvt (Gidon Kremer)

Tchaikovsky (Piotr), Concerto pour piano n°1 - 1er mvt -Emil Gilels)

Saint-Saëns (Camille), Introduction et Rondo Capriccioso (Itzhak Perlman)

Lalo (Edouard), Symphonie Espagnole, 1er mvt (Leonid Kogan), 5ème mvt (Leonid Kogan)

Dinicu, Hora Staccato (Michael Rabin)

Tout le monde connaît la question traditionnelle, Et si vous ne deviez emporter qu'un seul... ceci ou cela... sur une île déserte, qu'emporteriez-vous?... En bien des cas, je serais embarrassé pour répondre. En revanche, si l'on me demandait quelle est la seule sonate pour violon et piano que je choisirais, là je répondrais, sans hésiter:
Frank (César), Sonate pour violon et piano (Christian Ferras et Pierre Barbizet).
C'est à mon avis un chef-d'oeuvre absolu en la matière. Difficile pour moi de dire pourquoi, n'étant pas musicologue... Mais le fait est là, c'est là, incontestablement, une oeuvre de génie...

D'une manière générale, je ne suis pas un fanatique des oeuvres de Paganini, pourtant l'un des plus grands génies du violon de tous les temps... Bien souvent, me semble-t-il, il s'agit d'oeuvres de pure virtuosité, dont la dimension musicale et artistique laisse bien souvent à désirer. Cependant, son cinquième Caprice pour violon seul, bien moins célèbre que le vingt-quatrième (et dernier de la série), reflète une beauté étrange, modeste, qui transcende la virtuosité qui le sous-tend... Violonistes amateurs s'abstenir...
Paganini, Caprice n° 6, dans l'interprétation de Schlomo Mintz.


Les musiques préférées de Mélanie

 

Britney Spears, Baby One More Time.
Robbie Williams, Tripping.
Laurent Wolf, Wash My World (video YouTube)
Rihanna, Shut Up And Drive (official video - YouTube)
Madonna, Hung Up (video YouTube)
Kylie Minogue, In My Arms (official video YouTube)
Justin Timberlake, SexyBack (video YouTube)
David Tavare, Oh la la la (official video YouTube)
Cascada, Everytime We Touch (video YouTube)
Nelly Furtado, Say It Right (video YouTube)
Britney Spears, Get Naked (video YouTube)
Basshunter, All I Ever Wanted (video YouTube)
Timbaland, The Way I Are (video YouTube)
Justice, Dance (video YouTube)


Nino Ferrer, Le Sud (video YouTube): je mentirais en disant que c'est une des musiques favorites de Mélanie. C'est bien plutôt une des miennes, mais il y en a bien entendu bien d'autres... A l'occasion, j'éditerai une page spéciale pour y mettre mes musiques de "variétés" (je n'aime pas trop cette expression désuète) préférées.

Alizée, Moi... Lolita  (video officielle YouTube):   cette charmante, adorable, délicieuse chanson n'a, au moins à ma connaissance, jamais fait partie des musiques préférées de Mélanie... Par contre, des miennes, si... Comme quoi on a beau adorer la musique classique (la bonne, s'entend, car en ce domaine aussi il y a du bon et du moins bon...), se délecter des concertos pour violon de Beethoven, de Sibelius, de Brahms ou de Tchaïkovsky, la sensualité païenne d'une Alizée ne peut pas non plus laisser indifférent un homme normalement constitué... Mais il y aura toujours, hélas, bien sûr, des hypocrites et des sainte-nitouche pour prétendre le contraire...

 Mélanie à l'âge de 17 ans (août 2005). Petit animal sauvage, pure comme un Ange, elle qui n'a peut-être jamais mis les pieds dans une église... et c'est tant mieux pour elle, car l'Eglise catholique a perverti la notion d'innocence, en cherchant à la confondre, à dessein, avec la niaiserie, qui n'en est que la grotesque caricature... La véritable innocence, c'est celle des Naturels de Tahiti, au temps de Bougainville, et non pas celle que s'efforcent d'imposer aux consciences, depuis des siècles ces pisse-froid et Tartuffes de moralistes chrétiens (cachez ce sein que je ne saurais voir...).

 

Une extraordinaire video du grand Jasha Heifetz interprétant la célèbre Scherzo-Tarentelle de Wieniawski... Oeuvre d'une extrème virtuosité, s'il en est... Pour qui est un peu familier avec la technique du violon, on comprend aisément que bien des violonistes, écoutant ce genre de chose, aient pu songer à abandonner définitivement leur instrument...

voir la video de Jasha Heifetz.


Mélanie (2)

 Mélanie sur le balcon de mon appartement fin sept 2008

 http://fr.youtube.com/watch?v=GXnWr3mOClY   (Alizee, Moi... Lolita.)

Une photo de Mélanie, prise par moi-même sur le balcon de mon appartement, le 29 septembre 2008. J'en suis assez satisfait. La pose est élégante, simple et naturelle, sans affectation (dont Mélanie  est malheureusement coutumière, car il lui arrive souvent de jouer les mannequins de magazines de luxe... ce à quoi je ne l'encourage vraiment pas, mais alors pas du tout...).

J'ai réalisé ce cliché avec le portable de Mélanie. Le principal secret, pour réussir des photos très acceptables, même avec un portable, réside dans le fait qu'il faut éviter tout "bougé", et pour cela il convient de maintenir l'appareil le plus près possible de soi, les coudes bien calés sur le buste... En plus de ça, la tonalité générale de la photo était au départ assez bleutée, et j'ai réussi à corriger ce défaut d'un simple clic de souris sur mon ordinateur... C'est d'une simplicité vraiment enfantine, pas même besoin d'un logiciel spécialisé. Dans Vista, il suffit de cliquer sur "outils", et on n'a alors que l'enbarras du choix pour corriger bon nombre d'imperfections de la photo originale. Il suffit de faire quelques essais pour s'en convaincre...

Ce matin, comme il me restait quelques sous en poche, je suis passé à la superette du coin (8 à 8) pour acheter à Mélanie plusieurs bonnes petites choses à manger (elle raffolle par-dessus tout du Nutella!... mais aussi du Coca-Cola, du quatre-quarts breton, des bonbons et d'un tas d'autres choses toutes aussi bonnes les unes que les autres pour la ligne et pour la santé!... heureusement, question poids, Mélanie est parfaitement dans les normes actuelles - 51 kilogrammes pour 1,60 mètre, à l'heure où j'écris ces lignes...). En ce qui me concerne, je n'ai rien acheté pour moi... Peu m'importe, au contraire. Même si j'en suis parfois réduit à faire les poubelles pour me rapporter de quoi manger, ça ne me fait rien, du moment que je la vois heureuse, à se gaver de bonnes choses devant mon ordinateur... Mélanie est pour moi comme un symbole de pureté et d'innocence, comme les Anges...

Cet après-midi elle est partie à la foire, et comme je sais qu'elle s'y amuse, moi je suis heureux, tandis que je lui lave son linge, que je lui range sa chambre, et que je pense à elle... Le jour où je mourrai, ce sera avec le sourire aux lèvres, j'en suis certain... car après ma mort, je sais que je continuerai à vivre en elle, dans un petit recoin de son cerveau, et ce sera alors pour moi comme une sorte d'immortalité... Elle se souviendra alors souvent de moi, des moments heureux que nous avons vécu ensemble... Sans doute y aura-t-il de la tristesse dans son âme, en ces instants, mais ce sera comme une tristesse étrangement voluptueuse... De là-haut, moi je la regarderai, et je lui soufflerai tout doucement à l'oreille que je l'attends, que je l'attendrai aussi longtemps qu'il le faudra, mais qu'un beau jour nous serons à nouveau réunis, et que cette fois, ce sera pour l'éternité... Je ne crois pas en Dieu, mais je suis tout-à-fait porté à croire qu'il existe des univers parallèles, ou des possibilités de remonter le temps... Les Cosmologue en sont de plus en plus convaincus, et en ce qui me concerne je suis certain qu'un jour il sera possible de voyager dans le temps... Ce n'est certes pas pour demain, ni même pour après-demain.... mais un jour viendra, et alors Mélanie et moi serons de nouveau réunis, pour vivre ensemble dans un paradis éternel... La regarder vivre son innocente vie me suffit à être heureux... Innocent petit Ange... je voudrais tant qu'elle soit heureuse, heureuse, heureuse, à chaque seconde de sa vie... et pour cela je donnerai n'importe quoi... Son regard, son âme, sont aussi purs que ceux que l'on voit aux statues des saintes Vierges, dans les églises... et cela me fascine, j'ai l'impression de me noyer dans cette pureté, et d'atteindre presque aux plus profonds mystères de l'Univers... En plongeant au plus profond de son regard, j'ai presque le sentiment de toucher Dieu... pas le dieu des Chrétiens, auquel je ne crois pas... mais le dieu des Cosmologues, celui qu'ils cherchent à atteindre au delà du big-Bang primordial... Je n'irai pas plus loin dans mes spéculations métaphysiques... Je ne peux que constater, comme une évidence, que des regards comme celui-là recèlent en eux d'insondables mystères... 

Mélanie qui se prépare pour "sortir en boîte", c'est Cendrillon qui se prépare à aller au bal... Les valses viennoises ont juste cédé la place à la Tecktonik, mais mis à part ces petits détails, qui n'ont rien d'essentiel, tout est est resté pareil... Et en la voyant agir ainsi, j'ai parfois le sentiment étrange de vivre "pour de vrai" les contes de fées de mon enfance, dont je n'ai jamais cessé d'avoir la nostalgie... Je rêve souvent d'un monde idéal, où tout ne serait que calme, luxe et volupté, et pour moi le château de Neuschwanstein en est le symbole même... à moins que ce ne soit l'Ile mystérieuse, de Jules Verne... "Remettre tout à plat", et bâtir un monde vierge, pur et innocent... comme tout y serait différent du monde de tous les jours, avec ses petitesses, ses mesquineries, ses horreurs... comme tout serait différent, dans mon monde à moi... Mais ce jour viendra, j'en suis certain, lorsque l'humanité sera enfin venu à bout de toutes les contingences matérielles que nous partageons encore avec l'animalité, dont nous sommes issus... C'est d'ailleurs, depuis la nuit des temps, le rêve de l'humanité... Théocrite, Virgile, Bougainville, ou, plus près de nous, Bernardin de Saint-Pierre et son délicieux roman Paul et Virginie...

Le château de Neuschwanstein, dans les Alpes bavaroises, qui a inspiré Walt Disney pour son dessin animé Cendrillon. J'ignore le copyright de ce superbe cliché (que gâche toutefois un peu la caravane de touristes que l'on distingue en bas à droite...)... Peut-être cette photo est-elle tombée dans le domaine public, dans la mesure où j'ai réussi à la télécharger sans restriction depuis un site de "fonds d'écran" (ou wallpapers), à savoir: http://www.deskpicture.com  (où elle est d'ailleurs disponible au format 1024 x 768)

Where there is a will, there is a way... (un de mes proverbes préférés)...Le simple fait que ce rêve utopique hante les humains depuis la nuit des temps, comme une obsession suprême, me conforte dans l'espérance qu'un jour viendra où c'est l'homme lui-même qui créera le Paradis, cette utopie qui nous hante tous, au plus profond de nous-mêmes... Un jour viendra, j'en suis certain, où nous créerons chacun notre propre "monde parallèle", selon notre coeur... Et dans ce monde, je vivrai seul avec Mélanie dans un château magnifique, au milieu des Alpes bavaroises, dans une éternelle jeunesse, au milieu de la nature et des animaux... les rêves de Walt disney seront enfin devenus réalité...